MACPARIS

macparis, manifestation d’art contemporain

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L’association MAC2000 organise tous les ans deux manifestations d’art contemporain : macparis qui a lieu en novembre et au printemps.

Cette année, macparis printemps se déroule du 17 au 22 mai et accueille 27 artistes plasticiens couvrant un large spectre de la création contemporaine : installation, sculpture, peinture, dessin, photographie, infographie, performance, vidéo…

C’est en toute objectivité que je vous conseille vivement de vous y rendre pour découvrir l’œuvre de Thierry Gilotte. Ancien camarade de l’école des Mines, il a décidé, 4 ans après son diplôme d’ingénieur de reprendre des études… d’art ! Il intègre alors l’école des beaux-arts de Rennes.  Il poursuit sa carrière artistique et est actuellement Membre artiste de l’Académie de France à Madrid, Casa de Velázquez.

Je laisse Louis Doucet, collectionneur, vice-président de mac2000 et animateur de Cynorrhodon présenter la démarche de Thierry et l’œuvre qu’il expose actuellement :

T Gilotte

« Dans la pratique artistique de Thierry Gilotte, le temps de réalisation est aussi celui de la performance et d’un rapport physique à un matériau. Il sculpte des formes dans le bois. La présence charnelle et vivante de cette matière lui permet d’interroger la nature des objets qu’il représente. Ce sont des objets mécaniques, techniques et universels. Des roues, des tubes, des chaînes, des habitats. Il accorde une grande importance au plaisir du geste de la taille directe, à l’absence de repentir et donc à l’irréversibilité de cette technique : sa construction retrace les nombreuses décisions et contradictions, et sa facture témoigne par empreinte de ses gestes. Le travail est sculptural et revendique des savoir-faire acquis spécifiquement pour chaque réalisation ; l’outil au service de la main, plutôt que le corps guidé par la machine, qui mériterait alors la paternité de l’œuvre.
Il s’agit aussi de rétablir un rythme humain dans la production pourtant très technique de ses sculptures : rythme du corps et des outils qui différencie leur travail d’un type de productions artistiques contemporaines qui sont déléguées, industrialisées. Attelé à une tâche contre-productive, il met en scène l’inutile dans une société obsédée par l’efficacité. Il y développe une invitation à remettre l’individu au premier plan dans un système à tendance globalisante, à affirmer l’être dans une société technicienne, à proposer grâce à l’art un certain mode d’existence qui diffère de la manière normée d’être au monde dans un contexte d’économie politique imposée.
Dans l’installation présentée, trois chaînes taillées en bois semblent s’envoler, portées par des ballons remplis d’hélium. Par l’illusion de légèreté et l’aspect mystérieux de la fabrication de la chaîne en bois massif, ainsi que par les jeux d’opposition entre couleurs, matériaux et symboles, cette pièce pose la question de la réalité du monde matériel, tout en plaçant le spectateur dans l’univers de l’enfance, de la rêverie et de la fête… Elle évoque aussi notre difficulté à nous élever… »